Accueil Prédications Tressaillons d’allégresse en Jésus : toutes les promesses de Dieu sont accomplies
 

Prochainement

Tressaillons d’allégresse en Jésus : toutes les promesses de Dieu sont accomplies PDF Imprimer Envoyer
Écrit par David Alegre   
Dimanche, 20 Décembre 2009 00:00

Lecture biblique : 1Pierre 1 v 3-13.

Luc1 v 39-45

 

Introduction

Quel lien peut-il bien y avoir entre ces deux textes ? Pourquoi avoir voulu les associer en ce moment si particulier de l’avent ? Rien, en effet, en apparence, ne semble relier ce récit de la visite de Marie et cette première épître de Pierre.

 

Pour le texte de la visite de Marie à Elisabeth, on peut dire que c’est un texte de circonstance, mais ce n’est pas le cas pour l’exhortation de Pierre qui se situe bien après la venue de l’enfant Jésus, mais aussi bien après sa mort, sa résurrection et son enlèvement auprès du père et même bien après la Pentecôte. Ce texte est en plein décalage avec la préparation de Noël.

 

Et pourtant l’un et l’autre font référence à la même chose. En effet l’un comme l’autre emploie cette expression un peu particulière que je vous livre : Tressaillir d’allégresse.

 

Je vous propose donc de nous attarder sur cette expression ce matin. Après avoir défini les mots et leur sens, j’aimerais réfléchir avec vous sur les causes de ce tressaillement d’allégresse. Vous verrez alors que les raisons invoquées pourront nous permettre de tressaillir d’allégresse en ce temps de Noël.

 

Car vous ne le savez pas encore mais à Noël, vous chrétiens du 21 siècle, vous êtes invités à tressaillir d’allégresse ou comme le dit la BFC : vous êtes invités à vous réjouir d’une joie glorieuse, inexprimable, vous êtes appelés a être remués de joie au dedans de vous.

 

En effet Noël est normalement un temps de joie, un temps de fêtes. Mais savons-nous encore vraiment nous réjouir à Noël ? Même nous les chrétiens, nous qui savons le sens même de cette fête, sommes-nous comme pris aux tripes, animés par la joie immense de Noël ? La venue de Dieu lui-même sur la terre, pour accomplir notre salut nous émerveille-t-elle encore comme au premier jour ?

 

N’avons-nous pas perdu la saveur de cette fête, gagnés par l’ambiance de notre société qui résume cet événement à plusieurs repas gastronomiques en famille, et un père noël qui distribue de gros cadeaux à tous, … même s’ils n’ont pas été toujours sages ?!

 

1)   Une drôle d’expression

Mais revenons au texte. Vous l’aurez remarqué, Luc nous dit qu’Elisabeth tressaille d’allégresse en son sein quand sa cousine Marie vient lui rendre visite.

 

Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein. v 41 et v 44 : aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mes oreilles, dit-elle, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon sein.

 

Luc emploie donc à deux reprises un verbe grec qui signifie tressaillir, tressaillir d’allégresse ou sauter, sursauter, tressaillir.

Pierre emploie en revanche un autre mot grec qui est apparemment un verbe primaire; signifiant soit sauter, faire un bond ou jaillir, comme le jaillissement d’eau (éruption soudaine).

 

Et il emploie cette expression quand il parle de la foi des premiers chrétiens en Jésus-Christ.

 

« Vous l’aimez sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse » (v 8 Colombe)

Et au verset 5-6 : à vous qui êtes gardés en la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. Vous en tressaillez d’allégresse (colombe)

 

Ainsi on peut traduire cette expression par exulter, se réjouir fortement, être extrêmement heureux, faire des bonds de joie. Un peu comme le footballeur qui vient de mettre le but de la qualification ou comme un papa qui sait que son enfant est né.

 

Mais alors je me pose cette question : quand vous pensez à Jésus-Christ et à son salut, faites vous vraiment des bonds de joie, même intérieurs ?

 

En tout cas les deux auteurs emploient ici la même image littéraire pour décrire avant tout une bonne nouvelle liée à la personne du Christ.

 

Et l’un comme l’autre emploie cette expression alors qu’ils veulent décrire une attitude de prière de remerciement envers Dieu.

 

Elisabeth, poussée par l’Esprit Saint, prie en ces termes : Dieu t’a bénie plus que toutes les femmes et sa bénédiction repose sur l’enfant que tu auras! Qui suis-je pour que la mère de mon Seigneur vienne chez moi?

 

Et Pierre commence sa lettre par cette prière d’adoration : Louons Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Dans sa grande bonté, il nous a fait naître à une vie nouvelle en relevant Jésus-Christ d’entre les morts. Nous avons ainsi une espérance vivante, en attendant les biens que Dieu réserve aux siens. Ce sont des biens qui ne peuvent ni disparaître, ni être salis, ni perdre leur éclat. Dieu vous les réserve dans les cieux, à vous que sa puissance garde par la foi en vue du salut, prêt à se manifester à la fin des temps. Et vous vous en réjouissez…

 

Mais si le cadre littéraire est similaire, les situations personnelles, et le but de chaque récit sont très différents. Pourtant l’un comme l’autre nous pousse vers une même direction.

 

2)   Tournez les yeux vers Jésus-Christ.

Vous en conviendrez avec moi, tressaillir d’allégresse ne se commande pas. On ne peut pas sauter de joie intérieurement tout le temps, il faut des situations bien particulières.

 

Pour Elisabeth l’événement déclenchant, c’est la venue de sa cousine. Même si cette visite perturbe tout en réjouissant Elisabeth, c’est son enfant qui tressaille d’allégresse et pas vraiment elle. Elle en a la sensation comme toute mère qui porte un bébé, mais c’est son fils Jean Baptiste qui va être pris d‘une joie immense faisant littéralement des bonds dans le ventre de sa maman. Ce foetus ne voit pas encore Jésus-Christ, son cousin, et pourtant sa simple présence le remplit de joie. Il sait que cet enfant qui va naître quelques mois après lui est Jésus le fils de Dieu, celui qu’il baptisera plus tard dans le Jourdain. Il sait déjà que cet enfant est porteur de la plus belle des promesses pour lui. Voici la joie qui le touche au tout début de son existence.

 

Pierre, lui, nous invite à tressaillir d’allégresse, en contemplant l’œuvre de Jésus-Christ, alors même qu’il faut vivre des moments difficiles, des moments d’épreuve. Ainsi l’apôtre veut mettre l’accent sur le contenu de notre espérance et nous encourager à persévérer.

 

En effet, lorsque nous regardons à ce que Dieu nous a acquis et ce qu’il nous promet, comment ne pas sauter de joie ? Car tout nous est donné par grâce. Nous ne méritons rien et pourtant Dieu nous promet un héritage qui est incorruptible, et qui sera bientôt révélé quand il reviendra.

Nous qui n’avons pas vu Jésus, pourtant nous l’aimons et en plaçant notre confiance en lui sans le voir encore, nous sommes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer, car nous obtenons notre salut qui est le but de notre foi.

 

Oui, comment ne pas tressaillir de joie quand on pense que, par la simple confiance au sacrifice de Jésus-Christ sur la croix, nous pouvons être sauvés, c’est à dire entrer dans le royaume de Dieu ?

 

Pierre sait que la vie de ses lecteurs va être difficile il veut donc leur rappeler la joie immense qui est associée au salut par la foi seule.

 

D’autres textes ou exemples similaires nous invitent à regarder à Jésus-Christ, à son œuvre ou à sa vie pour être remplis de joie au point de bondir intérieurement.

 

Jésus lui-même prend l’exemple d’Abraham alors qu’il est en pleine dispute théologique avec les chefs religieux : Jean 8 v 56-58. Abraham, votre père, a tressailli d’allégresse (à la pensée) de voir mon jour: il l’a vu et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham? Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis.

 

Quelle conclusion tirer de ces divers textes ? Le seul moyen de pouvoir bondir de joie, de tressaillir d’allégresse, c’est de regarder à Jésus-Christ.

 

Cependant, si je veux essayer de m’aventurer sur cette voie, se pose alors la question du pourquoi. En effet, pourquoi le fait de regarder à Jésus-Christ et à son oeuvre me ferait-il tressaillir de joie ?

 

3)    En Jésus-Christ toutes les promesses de Dieu s’accomplissent

C’est l’apôtre Pierre qui nous permet de répondre à cette question. En effet d’autres avant vous ont essayé de regarder à l’accomplissement des promesses de Dieu et ils y ont tous trouvé l’annonce de la venue de Jésus-Christ, le Messie.

 

Mais ce qui les a réjouis plus que tout, ce n’est pas le fruit de leur découverte, mais bien le fait que Dieu a tenu parole. (cf v 10-12)

 

Les prophètes ont fait des recherches et des investigations au sujet de ce salut, et ils ont prophétisé à propos du don que Dieu vous destinait. Ils s’efforçaient de découvrir à quelle époque et à quelles circonstances se rapportaient les indications données par l’Esprit du Christ; car cet Esprit, présent en eux, annonçait d’avance les souffrances que le Christ devait subir et la gloire qui serait la sienne ensuite.

Mais Dieu révéla aux prophètes que le message dont ils étaient chargés n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous. Ce message vous a été communiqué maintenant par les prédicateurs de la Bonne Nouvelle, qui en ont parlé avec la puissance du Saint-Esprit envoyé du ciel. Et les anges eux-mêmes désirent le connaître.

 

Oui, ce qui remplit Pierre de joie, c’est bien que Dieu veille à accomplir ce qu’il a promis : à savoir sauver le monde. Et Jésus-Christ est celui qu’il a décidé d’envoyer depuis toujours pour un salut parfait.

 

L’apôtre Paul dira même ceci au sujet du Christ et de l’accomplissement des promesses divines : car c’est en lui que Dieu a dit "oui" à tout ce qu’il avait promis. Aussi est-ce par lui que nous disons "oui," "amen," pour que la gloire revienne à Dieu. (2 Cor 1 v 20)

 

Elisabeth et Jean son fils, avaient compris, bien avant tout le monde, que cet enfant dans le ventre de sa mère était venu accomplir les promesses de l’ancienne alliance. C’est pourquoi ils tressaillirent d’allégresse.

 

Mais ce message, qui nous invite à regarder à l’œuvre parfaite du Christ sur la terre et qui débute son processus à Noël, ne s’arrête pas là. Non, Pierre nous invite à regarder toujours en Jésus-Christ mais devant nous, à regarder à l’accomplissement des promesses de Dieu concernant demain.

En effet notre salut n’est aujourd’hui acquis qu’en espérance mais un jour il deviendra une réalité tangible. Quand ce Jésus-Christ mort et ressuscité, qui siège auprès de son père, reviendra pour juger le monde, alors notre joie sera immense car nous aurons la preuve que Dieu a bien tenu ses promesses.

 

Mais en attendant, ce qui nous remplit de joie réellement, c’est bien le fait que Dieu est celui qui tient toujours ses promesses. Toutes les promesses de Dieu sont dignes de confiance. Il est un bouclier pour qui lui demande protection dira le sage des proverbes 30 v 5.

 

Aussi pour que nous tressaillions d’allégresse, sachons voir en Jésus l’accomplissement des promesses de Dieu pour notre salut d’aujourd’hui et de demain. A Noël, notre joie vient du fait que Dieu a tenu parole. Il est venu nous sauver gratuitement de notre péché.

 

Soyons dans la joie, car il a promis de revenir pour nous accorder l’héritage qu’il réserve à tous ceux qui lui font confiance. Oui, tressaillons de joie car, en Jésus-Christ, toutes les promesses de Dieu s’accomplissent.

 

Paris Alésia le 20 décembre 2009

 

 
Copyright © 2013 EEL Paris. Tous droits réservés.
 

Identification